© 2016 by Amin Sheikh. Proudly created with Wix.com

​​Call us:

+91 98 20 212029

+ 91 7738446788

Chaque grand rêve débute avec un rêveur.  

A cinq ans, je me suis enfui de chez moi. Je n’en pouvais plus de recevoir les coups de mon beau-père et ni de travailler de 8h à 10h dans un salon de thé. J'appris à survivre dans les rues de Bombay en mangeant dans les poubelles et en volant. 

 

A la station ferroviaire où je vivais alors, les enfants plus âgés étaient terribles. Ils forceraient les plus jeunes, comme moi, à fumer et à se droguer. Si nous protestions, nous étions rossés de coups. Mais, les abus sexuels étaient pires. À seulement huit ans, j’avais déjà connu toutes les tragédies.

 

Un jour, quand j'avais huit ans, une religieuse, du nom de sœur Séraphine, a essayé de me conduire à Snehasadan, un orphelinat pour les enfants des rues. J’ignorais ce qu'elle essayait de faire, mais j’ai tout de suite pensé au pire. Après des heures d'explications, j’ai finalement cédé et je l’ai suivi à Snehasadan. 

 

Snehasadan est un orphelinat pour les enfants sans-abri, mais pour moi, c’est ma maison, la plus belle de ma vie. Pour la première fois, j’ai senti que je comptais.

LE PASSÉ D’AMIN

Documentary

XIC students of St. Xavier college of Mumbai, 2014

AMIN AUJOURD'HUI

J’ai commencé par faire le nécessaire,puis
je me suis attelé à ce qui était possible; et soudainement, j’ai commencé à réaliser l’impossible.

J'ai eu de nombreux emplois, très différents et je suis très fier d’avoir fondé ma propre compagnie de voyage, mais ma vie a vraiment changé quand j'eu la chance de me rendre à Barcelone.  A compter ce moment, je me suis aperçu que mon éducation passait par les voyages. Rencontrer et découvrir différentes populations, différents mondes et des gens si différents ! En voyageant à travers l'Europe, j’ai vu de belles librairies et de beaux cafés. Mon cœur me disait de m’asseoir dans ces lieux et d’y rester toute la journée.

 

C’est ainsi que j’ai pensé ouvrir un café dans ce type dans ma ville, Bombay. Je ne suis pas cultivé, je ne suis pas un grand lecteur, mais je me soucie des gens. Je peux cuisiner pour eux. Plus que tout, je veux ouvrir un café où je pourrais employer des enfants des rues et leur fournir un semblant de l'enfance, là, entre les murs de mon café librairie le « De Bombay à Barcelone ».

Mais comment faire ? J’ai commencé à écrire mon histoire. Je voulais que mon rêve devienne réalité. Il m'a fallu 11 mois pour écrire mon histoire, et encore, je ne me suis pas du tout préoccupé de la grammaire et de l'orthographe ! Mes amis ont été mon plus précieux trésor. Ils se sont mobilisés pour réaliser la couverture du livre, l’éditer, le promouvoir. 


Dans les rues de Bombay, j’ai vendu un à un mes exemplaires. Une fois que les gens ont entendu parler de mon rêve d'ouvrir un café, des amis et des étrangers venus du monde entier, se sont réunis pour m’aider. Peut-être deviendrez vous l’une de ces personnes…

 

Votre aide est précieuse